Succès de l’événement Outlook France, qui a réuni ce 8 janvier plus de 260 clients institutionnels, Corporates et distributeurs autour des grandes orientations macro-économiques et stratégiques pour l’année à venir. Revivez l’édition 2026 au travers du replay.
Valérie Baudson, Directrice Générale d’Amundi, a ouvert l’événement en dressant le bilan de 2025 : résilience des économies avec une croissance supérieure aux prévisions malgré les ruptures géopolitiques profondes, marchés portés par les investissements liés à IA, importance accrue de l’autonomie stratégique européenne...
Elle a ensuite introduit les grands moteurs à l’œuvre pour 2026 et rappelé les jalons du Groupe ainsi que les axes de notre nouveau plan stratégique 2025–2028 « Invest for the Future »
Nos experts ont ensuite partagé leurs convictions d’investissement pour 2026 lors de tables rondes structurées autour de quatre grands thèmes.
Perspectives d’investissement 2026 (Vincent Mortier, Guy Stear)
- Le cycle se poursuit, dans un contexte où les risques restent équilibrés : valorisations actions et risques de concentration restant élevés, poursuite de l’assouplissement des banques centrales en 2026, potentiel de surperformance des actions marchés émergents vs. marchés développés.
- Les principaux moteurs des marchés en 2026 seront les dépenses d’investissement liées à l’IA, les réorientation politiques vers la défense, les infrastructures et l’autonomie stratégique, et enfin la dynamique de liquidités. Les risques à surveiller seront l’inflation, la politique monétaire, la liquidité et la trajectoire du dollar.
- Dans ce contexte, nos experts recommandent d’adopter une approche dynamique sur le marché obligataire, de penser global pour les investissements en actions et de diversifier pour renforcer la résilience des portefeuilles.
Redessiner la place de l’Europe dans un monde fragmenté (Barry Glavin, Dominique Carrel‑Billiard, Elodie Laugel)
Principes à retenir : sélectivité, diversification et durabilité.
- Saisir les opportunités de marché avec une gestion active, en restant diversifié, en évitant la surexposition aux valorisations élevées aux US et en capitalisant sur le potentiel de rattrapage en Europe, au Japon et dans les pays émergents. Les secteurs présentant le plus de potentiel sont liés à la souveraineté européenne et à l’IA : secteur industriel, banques, défense, santé, ainsi que les small and mid caps.
- Augmenter la part d’actifs privés au sein des portefeuilles : ils offrent des rendements supérieurs (prime d’illiquidité), la diversification et la protection contre l’inflation, ainsi que l’opportunité de s’ancrer sur des thématiques de long terme : infrastructures, transition énergétique, nouvelles technologies (semi‑conducteurs, data centers, robotique…), souveraineté… tout en bénéficiant d’un cadre réglementaire européen favorable.
- L’investissement responsable entre dans l’ère de l’action avec le renforcement du stewardship et du financement de solutions concrètes. Au-delà des objectifs de transition, les enjeux d’autonomie stratégique et de souveraineté, d’adaptation aux risques physiques et de préservation du capital naturel s’inscrivent au cœur des priorités pour 2026.
Stratégies d’allocation dynamique face aux évolutions des marchés et essor de l’IA (Amaury d’Orsay, Benoît Sorel, Pierre Blanchet)
Principes à retenir : sélectivité, agilité, couverture.
- Privilégier le marché obligataire européen : profiter d’un cycle de baisse des taux pour capter du rendement ; réduire l’exposition aux obligations américaines au profit du crédit européen, moins sensible à l’IA et favoriser les obligations indexées à l’inflation, les financières et les marchés émergents.
- Allocation dynamique & ETF : les équilibres économiques géopolitiques restent fragiles en 2026, d’où la nécessité d’une gestion très active des allocations d’actifs. L’IA est déjà « embarquée » dans les grands indices via les méga‑caps ; les ETF servent à ajuster le niveau d’exposition à l’IA en l’acceptant, l’accentuant ou en le diversifiant via une sélection plus ciblée.
- Portefeuilles résilients et protection contre les risques : construire un portefeuille résilient implique une forte diversification (expositions, instruments et thématiques), l’exploitation de la volatilité, une couverture des risques ainsi que l’implémentation des convictions de long terme via les véhicules adéquats : les marchés listés, ETF mais également les actifs non cotés, via des fonds ou les marchés privés.
Nouvel ordre mondial : quelles implications pour les investisseurs ? (David Baverez, invité d’honneur)
David Baverez, investisseur et essayiste, auteur de « Bienvenue en économie de guerre », est intervenu sur les transformations du paysage géopolitique et économique mondial, les enseignements majeurs de 2025, le positionnement de l’Europe et les leviers stratégiques à mobiliser. Fannie Wurtz et Jean-Jacques Barbéris ont conclu l’édition 2026 en revenant sur l’intervention de David Baverez